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Seul dans le noir de Paul Auster

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Christine Le Boeuf.

« Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain. À l’étage, ma fille et ma petite-fille sont endormies, seules, elles aussi, chacune dans sa chambre… » Incipit.

Conseil de Carole.
Premier Paul Auster. Un an que le narrateur vit dans une maison, après sa sortie de l’hôpital…

Nuit d’insomnie et tendances suicidaires dans une maison isolée du Vermont, aux États-Unis dans les années 2000.
Trois personnages réels que sont Miriam, fraîchement divorcée, sa fille Katya, traumatisée par la mort de Titus… et August Brill, le narrateur, père et grand-père âgé de 72 ans, handicapé suite à un accident de voiture et veuf. Rien que ça, ma bonne humeur enterrée à la recontre d’un quatrième personnage, Owen Brick, en uniforme militaire et créé par August. Sa mission ? Tuer le créateur de la guerre civile dans son pays… Construction narrative intéressante, entre fiction et réalité…. terrifiante, passionnante.
Se sortir du trou, pas facile compte tenu de notre dégoût du monde politique, de la guerre (Irak, guerre froide… ) et de l’absurdité de nos vies.

« Mystérieux, meurtri, ce monde étrange continue de tourner… »
Sur lui-même ??
« Il existe plusieures réalités. Il n’y a pas qu’un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres, mondes et antimondes, mondes et mondes fantômes, et chacun d’entre eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d’un autre monde. Chaque monde est la création d’un esprit. »
Monde du cinéma (intéressant) 👍, de la litterature, de la création romanesque pour retrouver un sens à nos vies, solidarité, humanité. Ouf !
Pouvons-nous vraiment oublier les horreurs du monde dans le noir et le silence de la nuit, dans l’isolement ? Combien de temps encore devrions-nous mourir d’un coeur brisé ?
Psychologie minutieuse et nombreuses réflexions dans ce court roman à la colère contenue. Confidences d’August Brill au lecteur, à sa petite-fille passionnée de cinéma. Un brin essoufflée vers la fin mais ça reste une bonne découverte de Paul Auster, lourde de sens.

Dans quel pays imaginaire choisissons-nous de vivre ?

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