J'ai lu,  PAL/Librairie

Celui qui revient de Han Kang

J’avais lu La végétarienne de Han Kang au même format fin Juin 2017 aux Editions Le serpent à plumes et ça avait été un coup de coeur. Alors quand j’ai cherché un autre roman de l’autrice et que je suis tombée sur Celui qui revient, la couleuvre a foncé chez le serpent de nouveau ! Un roman témoignage qui a le mérite d’informer.

Quatrième de couverture:
« Mai 1980, une junte militaire a pris le pouvoir en Corée du sud quelques mois plus tôt. Après une spectaculaire manifestation d’opposants à Séoul, la ville de Gwangju se mobilise à son tour. Face à la répression, elle se soulève, portée par le mouvement étudiant et syndical pour la démocratie. La répression menée par l’armée est féroce, les civils, la foule, la jeunesse deviennent des cibles.
Dans la ville ensanglantée, un jeune garçon erre, à la recherche de ses camarades. Dans une maison d’édition, une jeune femme travaille sur un texte censuré. Dans le présent, des rescapés se souviennent. Et toutes ces âmes tourmentées demandent à trouver la paix.
Sur une trame historique encore douloureuse, dans le style pur et éthéré empreint de bouddhisme qui lui est propre, la romancière Han Kang se positionne face à la résurgence d’une certaine idéologie autoritaire et rend hommage aux martyrs de la démocratie coréenne. »

Mon avis:
Mai 1980. Soulèvement populaire pour la démocratisation de Gwanjiu en Corée du Sud.
D’un côté la barbarie, la censure. De l’autre la solidarité, l’humanité, le courage. Le traumatisme des personnages, notamment un éditeur, un prisonnier, une ouvrière (« pute rouge »), une mère endeuillée (J’ai craqué et versé toutes les larmes de mon corps de la journée à ce moment du récit.).
Mon coeur a été mis à rude épreuve par les faits relatés, les descriptions mortifères pour une prise de conscience sans équivoque des abominations perpétrées contre le peuple Coréen. Impossible de rester de marbre et de fermer les yeux après ce roman. Divisé en sept parties, six chapitres et un épilogue, la construction narrative est originale, des variations de points de vue tous reliés entre eux, de 1979 à 2013. Un très bel épilogue de la romancière qui s’achève dans le recueillement conclut la lecture.
Les âmes des morts de Gwanjiu parlent à travers la magnifique plume de Han Kang qui avait neuf ans au moment des faits. Hommage douloureux et digne. Je suis conquise par cette autrice.
Une citation: « Une autorisation ? Bien sûr que je vous la donne. Mais il faut que ce soit bien fait. Ecrivez comme il faut. Faites en sorte que plus personne ne puisse humilier mon frère. »

Aux Editions Le Serpent à plumes/240 pages lues en trois jours.

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