J'ai lu,  PAL/Librairie

L’étang de Claire-Louise Bennett

Quatrieme de couverture:
La narratrice de L’Étang est une jeune femme d’un genre particulier. Son nom ? Inconnu. Sa biographie ? Tout aussi floue. Elle a abandonné une thèse en cours de route puis elle est partie à la campagne pour changer de vie. En Irlande, apparemment. À côté de la maison qu’elle habite se trouve un étang, auprès duquel elle va souvent se promener.
Immergée dans la nature, cette solitaire retrace au jour le jour le récit de sa vie matérielle, faite de tâches domestiques et d’une attention remarquable à l’infra-ordinaire. La relation qu’elle entretient avec le monde extérieur devient de plus en plus intense…
Dans ce texte à l’originalité surprenante, Claire-Louise Bennett mêle avec talent les registres de langue, l’humour et le sérieux, et interroge la puissance du langage et sa capacité à habiter le monde.

Mon avis:
J’ai lu L’Étang de Claire-Louise Bennett aux Éditions de l’Olivier, traduit par Thierry Decottignies. Je l’avais acheté en librairie indépendante il y a quelques mois, attirée d’entrée par l’ héroïne « d’un genre particulier » de la quatrième de couverture et la très jolie cpuverture. J’ai un faible pour les personnages différents, décalés, hypersensibles dans les livres.
Ravie ! En plus d’être solitaire, d’avoir abandonné une vie qui ne lui convenait pas, la narratrice s’est retirée à la campagne. Son récit ? Ce sont ses pensées, ses habitudes, ses observations cocasses par ici, farfelues par là, l’obsession de devoir anticiper les moindres détails lorsqu’elle interagit avec le monde extérieur. Comment appréhender les « horribles entités habituelles ? » et « l’angoisse d’être cernée ? »
📖 « Je bois à votre santé ; je bois à la mienne. Je bois pour tracer et paver un chemin à sens unique où engager mon être et soudainement, rapidement, le sang capitule, emprunte des sentiers familiers, et les faux pas n’existent plus. »
Pour lecteur désireux de lire une prose poétique originale qui questionne notre rapport à l’autre, au monde extérieur… en vingt chapitres.

📖 « Personne ne prêtait attention à moi et cependant j’avais l’agréable et rassurant sentiment que quelque part quelqu’un faisait des choses bienveillantes pour moi. Je crois qu’en ce qui concerne les expériences humaines, celle-ci est l’une de mes préférées. » Insolite, j’ai adoré. ❤️

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