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Le calligraphe de Hisaki Matsuura

Traduit du Japonais par Sylvain Chupin.

« On parle parfois de « l’heure des esprits malfaisants » pour désigner le moment du crépuscule où le ciel s’assombrit, mais ce n’est pas forcément dans une lande déserte qu’on les rencontre, on peut très bien, au coeur de Tôkyô, dans une ruelle mal éclairée par exemple, quand la nuit tombe et que les contours commencent à s’estomper, être soudain tenté de croire à leur existence. »

Ambiance Japonaise, noire et atypique ? Youpee.

░L░e░ ░c░a░l░l░i░g░r░a░p░h░e░ ░d░e░ ░H░i░s░a░k░i░ ░M░a░t░s░u░u░r░a░

Traduit du japonais par Silvain Chupin.

Récit introspectif d’un narrateur Tokyoïte trentenaire ancien toxicomane, à la psychologie trouble, entretenu par des femmes, sans travail, paranoïaque.
Pensées obsédantes, malades, gommant les contours d’une réalité mal assumée, trop douloureuse peut-être.

« Étais-je encore capable aujourd’hui de ramasser et de recoller avec soin les morceaux brisés d’une existence qui était tombée si bas qu’elle n’avait plus aucun sens ? »

Spirale infernale à la rencontre de plusieurs personnages qui n’arrangent rien : Un ancien collègue menaçant, un vieux calligraphe bizarre, une femme mariée, une jeune fille anémiée capable de lévitation …

Culpabilité fantasmes tabous sexe désir jouissance haine des femmes cruauté et violence lois de l’univers haine de soi calligraphie sont quelques thématiques.
L’auteur manipule-t-il le lecteur ?
Il m’a semblé avoir déjà lu certains passages.

Otsuki est un être torturé qui peine à s’insérer dans la société. Comme il aime se vautrer dans la dépression, l’humiliation, son récit immerge le lecteur dans des déambulations mentales obscures, sauvages, dérangeantes. Il doute, s’interroge sans cesse, rêve de captivité, de dépravation, de meurtre…des bras de maman, des cheveux de Tomoe, des cuisses de Hiroko…

Personnalité complexe.

« Peut-être, finalement, avais-je vécu toutes ces années avec l’espoir que quelqu’un surgirait devant moi de cette façon et me prendrait dans ses bras. »

« Mes pensées prenaient une direction, bifurquaient et revenaient à leur point de départ, avant d’être de nouveau projetées au loin, et je tournais et tournais ainsi, pris dans ce circuit monotone, à tel point que j’en vins à ne plus rien comprendre. »

Cauchemardesque, atypique, malgré quelques longueurs, j’ai pas boudé mon plaisir.

Il suffit de peu de choses pour briser un adulte en devenir.

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